mercredi 21 décembre 2011

Washington Part II

Tout commence en cette journée sainte du jeudi 15 décembre. Le matin fut assez rude, lever à 7h45 pour attraper un petit déjeuner dans une des salles de conférence de l'hôtel. C'était assez bon dans l'ensemble mais pas vraiment renversant. J'ai retrouvé le melon vert, avec du melon orange et de l'ananas. C'était bon. J'ai évité les omelettes et les saucisses parce que bon, faut pas exagérer! L'hôtel lui-même est très sympa et y a de très grandes salles de conférences ce qui était pratique puisqu'on était plus de 400 au total.

D'ailleurs, après le petit dej, direction une des grandes salles pour le début de la conférence. Le chef de l'organisme qui nous envoit aux US nous a parlé. Bon, honnêtement, je me souviens plus bien de ce qu'il a dit mais ça devait être vraiment génial. Après, un britannique est venu nous expliquer pourquoi c'est génial d'être un étranger aux US. Bon, lui était assez marrant je dois dire donc on s'est pas ennuyé. Ensuite, on a eu la pire intervention de la semaine, un truc sur la communication interculturelle... Pfffiou, c'était chiant. Ca se voyait que les intervenantes essayaient de nous intéresser mais ça marchait pas terrible et surtout, surtout, ça durait 2h15. Trop, trop long. Beaucoup de théorie et peu de pratique. Bref, la pause déjeuner a été la bienvenue. Pour la répartition des tables, on avait un thème chacun et un numéro de table... qui ne correspondaient pas les uns aux autres. Exemple, j'avais le thème sport qui correspondait aux tables 32-34 et mon numéro de table était... le 16. Forcément, sacré bordel. Avec Pauline, on s'est pas éternisé et on est allé se remettre de nos émotions dans notre superbe chambre d'hotel. L'après-midi, rebelotte avec l'intervention de 2h15 mais ce coup-ci c'était un peu mieux donc le temps est passé légèrement plus vite.

Le soir, on est parti à l'aventure avec Rémi (un pote Fulbright aussi évidemment) et Pauline. On a marché sur le National Mall (une grande avenue sur laquelle se trouvent tous les trucs intéressants de Washington : l'obelisque, le monument dédié à la mémoire de Lincoln, etc). On a bien marché et on est arrivé à la Maison Blanche qu'on n'a malheureusement pas pu approcher de bien près. Par contre, il y avait un petit sapin de Noël en face avec un petit parc, c'était cool. On a bien discutailler, on est allé voir la patinoire et au bout d'un moment, la faim s'est faite sentir et nous sommes partis en quête d'un restaurant. Au final, après moult hésitations, nous sommes entrés à Nando's, petit restaurant de sandwiches et wraps qui avait l'air sympa. Ca fonctionnait bizarrement : on nous a donné une table puis des menus dans lesquels on a choisi des trucs et on a ensuite été à la caisse pour commander et payer! Bref, c'était sympa comme endroit et on a passé une bonne soirée. En sortant, Pauline et moi, on s'est offert chacun un cupcake de chez "Red Velvet" qui était super bon. Ensuite, on a retrouvé un paquet de FLTA français et on a passé la fin de soirée avec eux, dans une des chambres d'hôtel à discuter et s'amuser. On pourrait croire que la soirée s'est terminée là, mais QUE NENNI, le pire était à venir! Quelques heures plus tard, mon estomac a commencé à faire des siennes et j'ai été malade toute la nuit. Quelle joie. Que de bons souvenirs. Bref, une nuit à oublier au plus vite.

Du coup, le lendemain matin, j'étais pas vraiment au top de ma forme, Pauline m'a ramené du coca et des médicaments pour essayer de me remettre sur pieds. J'ai sauté la première partie de la conférence du matin mais je me suis forcé à aller à la suivante. C'était un type qui parlait et c'était pas passionnant pour être honnête mais ça tombait bien, ça nécessitait pas trop d'effort de ma part pour suivre. Ce matin là aussi, on a eu droit aux premières présentations d'autres Fulbright sur leurs expériences. Sans surprise, c'était rempli de miévreries et platitudes en tout genre expliquant que les américains sont trop sympas, l'endroit est génial, les étudiants extraordinaires, etc. Bref, pas du tout la même chose que ce que moi j'ai vécu. Mais passons, je m'y attendais. C'était sympa quand même de voir des gens enthousiasmés par leur expérience. Après ça on a pu voir les différentes nationalités faire des stands pour montrer pleins de trucs soit sur les expériences, soit sur le pays. C'était plutôt cool mais il y avait vraiment beaucoup de monde donc difficile de tout voir. En plus, j'étais à nouveau un peu faiblard donc je suis allé me reposer un peu. Le midi, on a mangé avec des représentants du département d'état américain... Honnêtement, j'ai vu personne qui correspondait à cette description à ma table mais j'ai passé un bon moment avec mes voisines, c'est l'essentiel. J'ai grignoté vaguement ce qu'il y avait dans mon assiette.

L'après-midi, on avait ce qu'ils nomment dans le programme "independent learning: Washington DC". En gros, on était libre de faire ce qu'on voulait. Pauline est allé se faire coiffer avec une copine, je les ai accompagné dans l'espoir d'aller voir le musée d'art moderne qui était à côté mais j'étais pas assez bien donc je suis retourné à l'hôtel pour faire un somme. Triste... Ensuite, on a décidé d'aller dans un autre coin de Washington pour trouver une chemise pour moi et quelques trucs pour Pauline. On a donc pris le métro ce qui ne s'est pas fait sans difficultés! Déjà pour prendre les tickets, il faut faire face à une machine d'enfer avec des tonnes de trucs écrits dessus. Et au bout de 5 bonnes minutes, on a compris qu'il fallait mettre autant de sous qu'on voulait et régler ce qu'on dépensait sur la machine elle-même en fonction de l'endroit où on veut aller. Un sacré bordel. Mais finalement, on s'en est sorti avec deux billets et on a été prendre le métro. Rien à signaler à l'intérieur, il est sympa sans plus, l'essentiel c'est qu'il nous a emmené où on voulait pour pas cher! Une fois là-bas, on est entré dans le Mall mais c'était un truc assez petit donc on n'a pas trouvé ma chemise. Mais elle a trouvé ses trucs donc on n'a pas fait complètement chou blanc.

Au retour, on s'est arrêté avant l'hôtel pour manger. On avait repéré un petit bar à tapas le jour d'avant et on y est donc entré. C'était super sympa et la bouffe était excellente. Même moi qui était encore un peu fatigué de la nuit précédente, j'ai apprécié. On a eu des sortes de Bruschetta, hmmm... J'en rêve encore la nuit! Ensuite, on est rentré à pieds jusqu'à l'hôtel et je dois dire que j'étais bien crevé donc on n'en a pas fait plus. Le lendemain matin, ça allait mieux donc on a été au petit déjeuner normalement, toujours le même. Ensuite, on avait une grosse journée avec pleins de présentations des autres FLTA et d'intervenants extérieurs. Il y avait des trucs bien et d'autres un peu moins bien mais dans l'ensemble, c'était sympa. Mention spécial à la présentation sur le time management et sur l'histoire des US qui étaient vraiment supers. Le midi, je me suis dévoué pour aller chercher des sandwiches chez Starbucks pendant que Pauline skypait avec ses parents et on a donc mangé ça tranquille dans la chambre avant de repartir de plus belle pour la suite de la conférence. On a sauté tous les deux la dernière conférence pour aller m'acheter une chemise à Banana Republic et pour se reposer un peu. On a trouvé ce que je voulais en soldes, c'était bien cool! On est ensuite revenu pour récupérer notre certificat de présence à la conférence (qui va nous être demandé plus tard je crois) et ensuite on est allé se faire beau et belle pour la dernière soirée.

Le dernier diner fut sympa mais assez expéditif (les serveurs du Hyatt Regency étaient prompts et malaimables dans l'ensemble). Ensuite, on est passé dans une autre salle pour le "talent show". Chaque nation devait préparer un petit numéro à executer devant les autres. C'était vraiment top si ce n'est qu'il n'y avait pas de chaises et qu'on était donc assis par terre comme des clodos. Relou. Les indiens ont été très forts avec leur danse du Panjab mais les français ont été plus qu'à la hauteur avec un mix joe dassin/claude françois/french cancan de toute beauté! Ensuite, il y avait un peu de "dancing" mais on s'est éclipsés avec Pauline (sans dire au revoir mais on avait pas capté que c'était la dernière fois qu'on voyait tout le monde réuni je dois dire). On est allé dans le bar de l'hôtel d'en face, qui s'appelle ArtBar et qui était super super cool. Ambiance tamisée, pas trop de monde, du bon vin blanc de FRANCE (oui, oui). Ahlala, super soirée. On a discuté jusqu'à ce qu'ils nous virent quasiment du bar et on est rentré se coucher.

Petite précision préalable : j'avais réservé un shuttle le vendredi pour mon retour à l'aéroport de Washington. Ca coutait $30. Bon. Entre temps, j'ai appris que Fulbright mettait des shuttles gratuits à notre disposition, j'ai donc annulé mon shuttle perso. Dimanche matin donc, comme mon avion n'était qu'à 16h et des brouettes, on a décidé d'aller se balader avec Pauline et de revenir vers 14h pour le shuttle. On est retourné voir la Maison Blanche pour avoir des photos de jour. Arrivés là-bas (c'est pas à côté de l'hôtel, c'est à genre 35 minutes à pieds), Pauline s'est rendue compte qu'elle n'avait pas pris son appareil... Argggg... Enfin bon, on a pu voir la Maison de Barack de plus près et c'était sympa. On a ensuite pris le chemin du retour (on avait pas démarré très tôt, on avait fait un petit dej assez long à Starbucks avant de partir!) et on a fait un peu de shopping pour la demoiselle. Du coup, il était temps de rentrer pour prendre le shuttle. Je me suis avalé un McDo rapide pour éviter d'avoir à le payer $50 à l'aéroport et voilà. Arrivés à l'hôtel, je croise le mec du shuttle Fulbright et je lui demande quand est la prochaine navette. Il me répond qu'elle vient de partir. Il est 13h50. Il ajoute que c'est la dernière de la journée! Joie! Bref, j'ai attrapé ma valise, j'ai fait un gros bisous à Pauline et je suis monté dans un taxi. Ca m'a coûté la modique somme de $60. Punaise...

Je suis arrivé en temps et en heure à l'aéroport, je me suis dirigé vers le comptoir Delta vu que c'est chez eux que j'avais pris mes billets et... Rien ne marche. L'ordinateur ne trouve pas mes billets, etc. Je demande à un employé Delta qui me dit au bout de 10 secondes qu'il faut que j'aille m'enregistrer chez Air France. Ouille, ça sent l'embrouille. J'aperçois une énooooorme file de gens au loin et je comprends direct que c'est le comptoir Air France. Je me mets donc dans la queue interminable pour m'enregistrer sur ce putain d'A380 et j'attends. J'arrive à l'entrée des serpentins et là un employé Air France me demande si je me suis enregistré sur internet. Je lui réponds que non et il me dit qu'il faut donc que j'aille le faire au borne et que je me retape toute la queue. Ouuuuhlala, j'ai failli lui coller ma main dans le pif. Il a vu que j'étais fâché donc il m'a retrouvé à la machine et il m'a dit de revenir le voir avec mon billet. J'approche donc d'une machine et là une autre employée Air France, voulant sans doute faire du zèle, highjack ma machine et se met à tripoter tous les boutons et surtout, SURTOUT, à plier mon passeport dans tous les sens. Mon dieu. Au lieu de faire glisser la feuille d'identité du passeport avec le support cartonné de la reliure, cette abruti s'acharne à plier la reliure entièrement et à ne glisser QUE la feuille qui se plie et se replie. C'était un grand moment de solitude pour moi. Au final, elle a réussi à me donner mon boarding pass et on s'est séparés bons amis. Le plus triste dans l'histoire, c'est qu'il n'y avait aucune urgence pour imprimer mon pass : il n'y avait aucune queue aux machines! Bref, j'ai déposé mon sac à l'enregistrement et je me suis taillé vite fait de là.

J'ai été attendre devant la porte d'embarquement. Ca a l'air simple quand je dis ça mais ça s'est encore pas faire sans mal (vous vous demandez sûrement ce qu'il peut y avoir comme problème pour s'asseoir à sa porte d'embarquement? C'est sans compter l'incompétence EXTRÊME d'Air France). Donc, j'arrive à ma porte, la A22. Il faut savoir que pour les A380, il y a deux portes d'embarquement : une pour le "main deck" (le pont principal) et l'autre pour le "upper deck" (le pont supérieur). Moi, j'étais sur le upper deck. Sauf que ma porte d'embarquement était complètement fermée par les fils qui délimitent la file d'attente. Impossible d'y accéder sans enjamber quelque chose. Pareil pour celle d'à côté, la A20, il faut reculer jusqu'à la porte A18 pour pouvoir arriver devant la porte d'embarquement A20. Enfin bref, à ce niveau de la journée, j'avais plus d'espoir donc je me suis assis sur le premier siège qui passait. Au bout d'un moment, j'ai remarqué qu'une énorme queue se formait à ma droite. Au final, j'ai compris que c'était les 200-300 pauvres schmucks du main deck qui faisaient la queue avant même que l'embarquement ne commence pour pas devoir attendre une plombe pour monter. Triste. Pour moi, l'upper deck étant moins peuplé, l'embarquement s'est fait sans mal. Mon siège était super et à part mon voisin qui sentait pas très bon, tout était cool. L'A380 c'est vraiment merdique à tous les niveaux sauf celui du confort. Si passer des plombes dans l'aéroport à l'arrivée et au départ ne vous dérange pas, vous pouvez y aller les yeux fermés. Moi, ça me gonfle.

Le voyage s'est bien passé si ce n'est qu'on a atterrit comme des grosses brutes et que j'ai cru que mon heure avait sonnée. Sinon, ça va. Pour vider ce gros machin, forcément ça a été un sacré problème. Déjà, on a roulé pendant bien 20-25 minutes dans l'aéroport Charles De Gaulle (ça, je l'ai vu en entier, y a pas de problème), ensuite on a attendu encore 10 minutes qu'un petit camion puisse nous garer et enfin on a pu descendre. La fin d'un calvaire? Pas encore, voyons! Après la descente, il a fallu rejoindre le terminal 2E... Situé à au moins 1000km de l'endroit où on a atterri! On a même du prendre un train pour y aller. Bref, 20 minutes plus tard, j'arrive aux douanes avec 4 guichets et demi d'ouverts pour les 9485449854 de passagers qui viennent de descendre de l'A380. J'ai a-do-ré faire la queue une heure pour rentrer dans mon propre pays. A Detroit, ils ont un endroit spécial américain mais en France, non, on préfère le gros bordel donc tout le monde y passe. Après tout ce temps, on pourrait se laisser aller à croire que les valises sont arrivées et prêtes à être cueillies. Evidemment que non! J'arrive là-bas, 1h20 environ après l'atterrissage tout de même et le panneau indique "en attente de livraison"...Heureusement, ma valise est apparue parmi les premières et je m'en suis emparé sans demander mon reste.

J'ai retrouvé mes parents dans l'aéroport, enfin et nous sommes rentrés dans notre petite maison de la Seine et Marne! La première journée a été hardcore parce que j'ai pas dormi pour me recaler directement. Ca n'a pas été chose facile mais ça valait le coup :  je suis en forme et je me suis remis à l'heure française. Depuis ces aventures, pas grand chose à raconter, on a visité une sorte de château pour le mariage de mon frère et d'Elisabeth, c'était sympa, demain, shopping de Noël pour la petite Pauline (si vous avez des idées, n'hésitez pas dans les commentaires) et petit resto en famille le soir (s'ils ont pas oublié)! Prochaines aventures américaines à partir du 29 décembre, à la nouvelle orléans. J'essayerai de faire un ou deux posts d'ici là pour vous garder en haleine. Et j'ajouterai des photos quand Pauline me les aura envoyé!

4 commentaires:

  1. Dis donc, si on te donne autant d'idées que tu as pris et postées de photos de Washington ou on ira jamais, hé bien la petite Pauline elle n'est pas prête d'avoir un cadeau ORIGINAL comme tu dis

    Hi hi hi !!!!!!!!!!!!!!!!!!

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  2. Pauline, qui n'avait pas son appareil, doit t'envoyer des photos...
    on n'est pas près de les voir...

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  3. idée de cadeau pour pauline:
    un poème, sorti de ta tête, vantant la beauté, la culture, l'originalité, la langue, la cuisine...... bretonne !
    tu comprendras un jour ! (peut-être...)

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  4. idée de cadeau: des chaussons pour pantoufler auprès de toi... si c'est pas mignon, ça !

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